Cèdre ou pas cèdre ? Telle était la question !

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A l’occasion de l’inauguration, le 27 mai 1976,  du Monument de la Réconciliation par Pierre Messmer, député de la Moselle et ancien premier ministre et Jean-Nicolas Ancillon, maire, la municipalité avait planté un cèdre. En 44 ans, cet arbre magnifique a bien grandi et, déployant ses branches majestueuses, il a fini par accaparer l’espace, cachant à la vue, depuis le haut de la rue du 3 juin, la splendide œuvre du regretté Amilcar Zanoni. Quel dilemme ! Fallait-il l’abattre pour libérer la vue et mettre en valeur le monument ou fallait-il le laisser croître librement ? Les spécialistes que nous avons consultés nous ont assuré que ce type d’arbre avait une croissance rapide et qu’il grandirait encore jusqu’à atteindre la hauteur impressionnante de 25 à 50 mètres tout en étalant ses branches à l’horizontale. Sa grande envergure, sa hauteur, les risques liés à ses racines superficielles et ses branches cassantes constituaient autant d’inconvénients majeurs à sa préservation dans cet endroit très fréquenté. Par ailleurs, comme son développement aurait, progressivement, caché complètement notre monument symbolique de la réconciliation, nous avons dû nous résoudre, la mort dans l’âme, à le couper. Dès que ses racines auront été extraites, il sera remplacé par un arbre moins envahissant et s’intégrant parfaitement dans le site.